Notre rapport au jeu — La fatigue de la nouveauté

Quand j’ai commencé à jouer sérieusement en 2021, je voulais tout découvrir. Tout essayer. Tout comprendre. La nouveauté était une promesse presque certaine de plaisir. Je jouais quatre, cinq fois par semaine. Des journées de douze heures. Une exploration frénétique.
Puis, doucement, quelque chose a changé.
Les statistiques m’ont frappé : plus de la moitié des jeux découverts ne revenaient jamais sur ma table. Beaucoup d’énergie. Peu de profondeur. Et une fatigue qui s’installe.
À quel moment l’exploration devient-elle accumulation ?
Aujourd’hui, je joue pour me nourrir, pas pour cocher des cases !






