Je ne suis pas revenu au jeu pour les mêmes raisons que je continue d’y jouer aujourd’hui.
Quand j’ai replongé dans le jeu, en août 2021, il n’y avait pas de grande réflexion derrière. Pas de quête, pas de vision, pas d’intention profonde. Juste une envie simple : remplir un vide autrement.
À ce moment-là, je cherchais de nouveaux loisirs. Quelque chose pour occuper mes soirées, mais surtout pour les partager. J’étais en couple et, comme beaucoup, je pense, je cherchais des moments faciles, des moments qui rapprochent sans effort. Le jeu s’est présenté comme une évidence.
Puis, assez rapidement, quelque chose a changé. Ce n’était plus seulement une activité à deux, c’est devenu une porte. Une façon de rencontrer du monde, de sortir, de connecter autrement. Pas nécessairement profondément, mais sincèrement. Des soirées, des tables différentes, des gens que je n’aurais probablement jamais croisés autrement… avec toujours cette même intention en filigrane : passer un bon moment.
Avec le recul, c’est presque naïf. Mais c’était aussi très pur.
Je ne cherchais pas “le bon jeu”. Je ne cherchais pas une expérience précise. Je ne cherchais même pas à comprendre ce que j’aimais vraiment. Je jouais. C’est tout.
Quand je regarde mon année 2021 aujourd’hui, je pourrais dire que j’ai joué sans faim. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. Je n’avais simplement pas faim de jeu. J’avais faim de moments, de simplicité, de présence. Et le jeu était l’outil parfait pour ça. Peu importait lequel, tant que la table était bonne.
🎲 Les jeux que j’ai explorés
Ce qui me frappe le plus, ce n’est pas un jeu en particulier, c’est la diversité. J’ai touché à tout, sans plan, sans ligne directrice.
Des jeux rapides, presque instinctifs, comme Kingdomino ou Splendor, que l’on sort sans y penser. Des jeux plus posés, un peu plus réfléchis, comme Troyes Dice ou Cartographers, où l’on prend le temps de construire quelque chose tranquillement. Des expériences coopératives comme The Crew: Mission Sous-Marine, où l’on gagne ou l’on perd ensemble, souvent dans un mélange de silence et de regards. Des aventures narratives comme Le Seigneur des Anneaux: Voyages en Terre du Milieu ou Destinies, où le jeu devient presque un prétexte pour vivre une histoire. Et des jeux d’ambiance, légers, parfois absurdes, comme Wazabi ou Phoque!, qui existent surtout pour les réactions qu’ils provoquent autour de la table.
Je passais d’un univers à un autre sans vraiment m’y attarder. Un soir, je construisais quelque chose, le lendemain je lançais des dés, puis je partais en campagne dans un monde narratif… avant de revenir à quelque chose de beaucoup plus simple. Ce n’était pas un parcours réfléchi, mais une exploration, une curiosité presque naïve. Je ne cherchais pas encore mon type de jeu, seulement à voir ce qui existait, et surtout… à ressentir.
⚖️ Une préférence qui se dessinait en silence
Même si je jouais à tout, tout n’avait pas le même poids. Certains jeux revenaient naturellement sur la table, sans que je me pose vraiment la question du pourquoi. Des jeux faciles à installer, faciles à expliquer, faciles à rejouer — des jeux qui ne demandaient pas d’effort pour exister.
Il y avait aussi quelque chose de très clair, mais que je n’aurais pas su nommer à l’époque : je ne cherchais pas l’affrontement, je cherchais la présence. Des interactions simples, des moments partagés, des dynamiques où personne ne prend toute la place. Même quand il y avait compétition, elle restait douce.
Et surtout, je ne cherchais pas à devenir “bon”. Je ne cherchais pas à maîtriser un système, à optimiser, à performer. Je voulais vivre quelque chose, pas le dominer.
🧠 Ce que ça dit de moi, aujourd’hui
Avec le recul, cette année-là est beaucoup plus révélatrice que je ne le pensais, justement parce qu’elle n’est pas construite sur des choix conscients, mais sur des élans.
Je ne jouais pas pour le jeu. Je jouais pour remplir des espaces, créer des moments, rencontrer des gens, partager quelque chose de simple.
Et pourtant, quand je regarde les jeux qui ont réellement marqué mon année, quelque chose apparaît : mon top 5 n’était pas si aléatoire.
- Le Seigneur des Anneaux: Voyages en Terre du Milieu
- Era: Medieval Age
- Carcassonne: 20th Anniversary Edition
- Troyes Dice
- Aftermath
Sans le savoir, j’étais déjà attiré par certaines formes d’expérience : le narratif, d’abord, avec des jeux où l’on ne joue pas seulement pour gagner, mais pour avancer dans une histoire ; le concret, ensuite, avec le plaisir de construire et de manipuler ; et des systèmes accessibles, enfin, suffisamment présents pour engager la réflexion sans devenir une barrière.
Je ne mettais pas encore de mots là-dessus. Les mécaniques m’importaient peu, alors. Mais je commençais déjà à tracer les contours de ce que je chercherais plus tard.
Et un jeu, surtout, a traversé le temps : Le Seigneur des Anneaux: Voyages en Terre du Milieu. Pas seulement parce que je l’ai aimé, mais parce que je le joue encore aujourd’hui. Parce qu’il a évolué avec moi. Et peut-être, aussi… parce qu’il représentait déjà quelque chose que je n’étais pas encore capable de nommer.
Mon profil ludique en 2021 — Ce que c’était…
Un joueur sans exigence, mais pas sans intention. Pas en quête du bon jeu, mais du bon moment. Curieux, ouvert, sans filtre ni préférence marquée, j’explorais sans direction, accumulant les expériences sans les analyser. Le jeu n’était pas une fin, mais un moyen de partager du temps, sans encore comprendre ce qui me faisait vraiment vibrer — construisant sans le savoir les bases de mes envies futures.
📊 2021 en chiffres
J’adore les stats, donc si cela vous parle, vous aussi, voici de quoi vous rassasiez; sinon vous pouvez tout simplement ignorer cette section qui n’est là que pour montrer mon évolution au fil du temps en chiffre…



Si vous en voulez encore plus ou faire la même chose, c’est possible sur geekGroup
Des chiffres élevés, mais une intention encore floue.
Beaucoup de parties… mais pas encore de direction.