Le trimestre dernier, je me suis rendu compte que j’avais envie de revenir à l’essentiel, celui-ci a tout simplement donné un sens plus clair à ce besoin. Au fil des articles, je remarque que je parle de moins en moins des jeux eux-mêmes pour parler davantage de ce qu’ils provoquent. Les retours existent toujours, les récits de campagne aussi, mais ils ne sont plus une fin en soi; ils deviennent des points de départ pour réfléchir à quelque chose de plus large.
Une évolution ludique qui devient une histoire
La série Mon évolution ludique est probablement l’élément le plus révélateur du trimestre. En revenant année après année sur mon parcours, je ne fais pas un exercice de nostalgie, je cherche plutôt à comprendre comment certaines rencontres, certaines découvertes et certains choix ont façonné la personne que je suis aujourd’hui comme joueur.
Ce regard vers le passé éclaire le présent, il explique pourquoi certaines envies se sont estompées, pourquoi d’autres ont pris plus de place et pourquoi je ressens aujourd’hui le besoin d’approfondir plutôt que d’accumuler. Pour la première fois, j’ai l’impression de raconter non seulement ce à quoi j’ai joué, mais aussi la manière dont le jeu m’a transformé, et ça, je trouve que c’est immense comme pouvoir !
La maturité plutôt que l’intensité
Plusieurs articles tournent autour d’une même idée : rejouer, savoir s’arrêter quand un jeu ne nous satisfait plus, accepter la baisse d’envie, reconnaître que notre plaisir à le droit de s’effriter, que comme dans toute chose il n’y a pas une seule façon de vivre notre passion !
Il y a quelques années, voir mois, j’aurais sans doute vue cela comme des échecs, comme quoi, le fait de prendre son temps, de se poser, de regarder ce que le loisir nous apporte, que ce soit durant les parties, après à en jaser entre amis ou bien tout simplement quand je viens écrire ici; tout cela fait partie de mon loisir et m’apporte bien plus que je pouvais le passer jadis…
Une autre manière d’écrire
C’est sans doute l’endroit où j’ai le plus changé, au départ j’écrivais pour répondre à un question, aujourd’hui j’ai l’impression que je le fait beaucoup plus pour réfléchir…
Jadis, j’aimais tout raconter, même au détriment de mon énergie, car tout relater demande énormément et au final cela ne rapporte pas tant de plus value pour vous… Maintenant, je prends le temps de me poser la question sur le message que j’ai envie de passer, alors il devient beaucoup plus facile de couper dans les passages sans grands intérêts et de plutôt me centrer sur l’émotion que j’ai vécu et veut vous partager. L’article Quand je cesse de tout raconter résume parfaitement cette évolution.
Les jeux deviennent des prétextes
N’est-ce pas ça le plus important ? On joue bel et bien sous prétexte d’avoir du plaisir, de voir nos amis, de passer du bon temps, combiner un après-midi ou une soirée jeux à un bon souper et prendre le temps de papoter un peu tous ensemble…
Puis il y a l’évolution de ma façon de jouer, celle où l’envie de partir à l’aventure a prit le dessus; c’est sans doute un peu avant cet épisode de mon Podcast que j’ai commencé à changer et à me rendre compte que j’avais besoin de plus… Je ne suis pas du tout triste de toutes ces boîtes de jeux acheter au Boxing Day dernier, car même celles qui n’ont pas encore été ouvertes le seront plus tard; la seule chose que cela change pour moi, c’est sans doute que cette année je n’achèterai pas de nouveaux jeux, mais sans doute de nouveaux livres de jdr… Je ne sais pas trop, peut-être du Rôle’n Play, je dis cela comme ça… 😉
J’ai un peu l’impression maintenant de me servir du jeu, comme d’un moteur, un vecteur pour parler de ce qui me fait du bien et me permet de partager ma vision du monde…