Il y a des parties qui marquent et d’autres… qui déplacent quelque chose de plus profond. Ma dernière aventure dans Le Dernier Chevalier n’a pas seulement mis fin à une histoire. Elle a mis fin à une façon de la raconter.
🎲 Le moment où quelque chose casse
J’ai longtemps pris plaisir à écrire mes parties, à les reconstruire, à les revivre, presque, à travers chaque chapitre, mais cette fois… Quelque chose a cédé, pas dans le jeu, dans mon rapport à lui. Ce n’était plus simplement jouer, c’était jouer et devoir raconter ! Chaque décision devenait du contenu, chaque détour, une ligne de plus à écrire et tranquillement… le poids s’est installé !
🧭 Ce que cette défaite m’a fait comprendre
Ce n’est pas la difficulté qui m’a freiné, c’est autre chose. Le décalage entre : ce que je vivais et ce que j’essayais de retranscrire. Parce qu’au fond… ce qui me marque dans une partie, ce n’est presque jamais la suite des événements, c’est bien plus une tension soudaine, une décision inconfortable, un moment où tout bascule intérieurement et ça… ça ne se raconte pas comme une histoire, ça se ressent.
⚖️ Raconter ou ressentir
J’ai réalisé que mes articles faisaient une chose malgré moi : ils tentaient de conserver l’aventure alors que ce qui comptait vraiment… c’était ce qu’elle provoquait et plus j’essayais d’être fidèle à la partie… moins j’étais fidèle à mon expérience.
🔥 Une transition nécessaire
Alors j’ai décidé de changer, pas le jeu, pas ma façon de jouer, mais ma façon d’en parler. Les prochains Au cœur du jeu ne seront plus : des journaux d’aventure 1 des récits détaillés et des reconstructions de partie, ils deviendront autre chose.
⚔️ Revenir au cœur du jeu
Ce seront plus des fragments, des moments, des passages de mes explorations qui raconte ce qu’un évènement a déclenché comme sensation et questionnement en moi, autour de la table et dans la manière dont nous avons vécu ce que le jeu nous proposait alors.
C’est bien plus parlant que de tenter de retranscrire ce qui s’est passé je crois bien.
🛠️ Et le jeu dans tout ça ?
Fait intéressant… au moment même où je fais ce virage, j’ai aussi ajusté mes règles, pas pour “faciliter” le jeu, mais pour retrouver du plaisir à l’habiter.
- Une aventure moins punitive
- Une survie plus narrative
- Une mort qui marque… sans tout arrêter
Ces ajustements ne sont pas là pour tricher, quoi que certains pourraient le voir comme tel, ils sont là pour soutenir ce que je cherche réellement : vivre une expérience, pas survivre à un système
🌱 Ce que ça change pour Soirées Ludiques
Ce virage dépasse cet article, il touche à quelque chose de plus large : ce que je veux créer ici, ce n’est pas un espace où l’on raconte des parties, mais un espace où l’on comprend : pourquoi on joue, ce que ça nous fait et ce que ça révèle de nous…
💬 Et maintenant ?
Je ne raconterai plus tout, seulement ce qui mérite d’être creusé, seulement ce qui laisse une trace, parce qu’au fond… ce n’est pas l’histoire que je veux garder, c’est ce qu’elle m’a fait vivre.
Qu’est-ce qui reste vraiment pour toi après une partie : les événements… ou ce que tu as ressenti ?
1 Il n’est pas dit que je ne me ferrai pas plaisir de temps à autres avec ce genre de composition, mais ce n’est plus LA chose que je veux explorer à prime abord…