2025 n’a pas été qu’une suite de parties.
Cela a été une année de reconstruction, d’évasion, de défis… et parfois de renoncements.
À travers les jeux, j’ai traversé des émotions, des prises de conscience et des moments précieux qui méritent d’être racontés.
Voici ce que m’a révélé ma radiographie ludique.
📊 L’Anatomie des Chiffres
Avant de parler d’émotions et d’expériences, commençons par les faits.
Les chiffres racontent souvent une histoire qu’on ne voit pas toujours venir.
Plus de parties que jamais… mais en ligne
2025 a été ma plus grande année de jeu numérique.
Mon arrêt de travail m’a forcé à faire une pause avec le quotidien… et paradoxalement, m’a poussé à jouer davantage pour m’évader, m’occuper l’esprit, me reconstruire.
Le jeu en ligne est devenu un refuge, un espace où je pouvais souffler.
Et puis, j’ai voulu relever un défi démesuré dans un certain jeu narratif.
Je ne sais pas si je vous ai déjà parlé d’un petit titre qui s’appelle Tainted Grail… 🤣
95 jeux différents, mais…
Cette année, j’ai joué à 95 titres distincts.
Un beau chiffre… qui cache pourtant une réalité étonnante : c’est aussi mon année avec le moins de jeux différents, 10 de moins que mon ancien minimum.
Pourquoi ?
Parce que j’ai choisi la profondeur plutôt que la quantité.
J’ai voulu jouer à ce qui me faisait réellement vibrer.
Explorer mes favoris.
Revenir aux jeux qui me nourrissent, qui m’apportent du plaisir, de la joie, de vrais défis.
Et j’ai appris quelque chose d’essentiel :
👉 Un jeu qui ne nous amuse pas ne mérite pas qu’on s’y accroche.
On peut arrêter.
On peut revendre.
On peut passer au suivant.
Le loisir doit rester un plaisir — rien d’autre.
🎭 Genres & Émotions
Deux grandes catégories ont dominé mon année :
· les deck-building,
· les jeux narratifs.
Là où 2024 était marquée par le placement d’ouvriers, 2025 a alterné entre le besoin de simplicité mécanique et l’envie de grandes aventures scénarisées.
Deux réponses différentes à un même besoin : respirer.
🎁 La Surprise Inattendue : Dominion
Dominion, père du deck-building, a été mon coup de cœur surprise.
J’y ai joué plus de 100 parties depuis juillet.
Pourquoi ?
Parce que c’est un jeu :
· pur dans ses mécaniques,
· logique,
· fluide,
· rapide (10 minutes la partie en ligne).
Dans une année chaotique, Dominion m’a offert un espace mental ordonné.
Une sorte de “ménage intérieur”.
Pas d’histoire, pas de charge émotionnelle : juste la satisfaction de faire tourner une machine bien pensée.
Et franchement… ça m’a fait du bien.
🚫 Le “Non” Salutaire : My Island
Abandonner un jeu Legacy, pour moi, c’était impensable !
Au début, je l’ai vécu comme un échec.
Puis j’ai compris.
C’était une forme de maturité ludique.
J’ai appris que :
· l’investissement déjà fait n’oblige pas à continuer,
· un jeu ne doit jamais devenir une corvée,
· persévérer, oui… mais uniquement si le plaisir est là.
Un contraste parfait avec l’autre extrême de mon année : Tainted Grail.
⚔️ L’Épreuve : Tainted Grail
S’il y a un jeu qui a marqué mon année 2025, c’est bien celui-là.
Tainted Grail est un jeu :
· sombre
· punitif
· oppressant
· exigeant
· où la survie est déjà une forme de victoire.
Une aventure qui résonne
Ce jeu m’a demandé une résilience folle.
Il m’a confronté à l’échec, au manque, aux reculs nécessaires.
Il m’a forcé à accepter de souffrir pour avancer.
Et pourtant, je n’ai jamais lâché.
Parce que l’aventure le méritait.
Le moment de grâce
Terminer son arc narratif dans Tainted Grail, ce n’est pas “gagner”.
C’est mener un personnage au bout de son destin.
C’est se rendre au terme d’une histoire longue, dure, parfois cruelle… mais profondément gratifiante.
La satisfaction ressentie était à la hauteur du chemin parcouru.
Et dans une année tournée vers la reconstruction, j’avais besoin de ce gros défi.
Avalon me l’a donné.
Avec intensité.
Avec profondeur.
Avec justesse.
🎬 Conclusion
2025 fut une année contrastée : difficile, intense, parfois lourde… mais aussi riche, lumineuse et formatrice.
Les jeux que j’ai choisis — et ceux que j’ai abandonnés — ont tous raconté quelque chose de moi :
ma fatigue, mes besoins, mes envies, ma résilience.
Ma radiographie ludique n’est pas qu’un bilan :
c’est le récit d’une année où jouer a été bien plus qu’un divertissement.
C’était une façon d’avancer.