Les jeux qui ont redéfini mon année

Parce qu’une année ludique, c’est un carnet d’aventures.

Une année de jeux, ce n’est jamais une simple addition de parties.
Ce sont des moments précis, des jeux qui arrivent au bon (ou au mauvais) moment, des expériences qui laissent des traces bien après avoir rangé la boîte.

En regardant mon année ludique, je me rends compte que certains jeux ont fait bien plus que m’occuper :
ils ont redéfini mon rapport au jeu, à mon rythme, à mes attentes… et parfois même à moi-même.

Certains m’ont challengé.
D’autres m’ont surpris.
Quelques-uns m’ont déçu — mais m’ont appris quelque chose malgré tout.

Voici donc ces jeux et ces constats qui ont façonné mon année. Pas comme un palmarès, mais comme un journal d’exploration.

C’est tellement rhétorique de mentionner Tainted Grail ici… Bien sûr, c’est LE jeu qui a influencé le plus mon année, a changé ma vision des choses et m’a permis de découvrir, me recentrer, grandir et passer à autre chose dans ma vie cette année… 

Pourquoi ?

Bien il m’a forcé à me surpasser, à apprendre de nouveaux mécanismes, des règles, gérer les foutus pénuries, rencontres difficiles et à prendre une pléthores de choix plus difficiles les uns que les autres…

La mécanique qui s’est démarquée et a fait “pop” dans ma tête ?

Dominion, LE Deck Building, ce n’était pas vraiment un style de jeu auquel je jouais, un tout petit peu avec La Taverne de la vallée profonde et GOLDblivion, mais très peu… Là, il a représenté près de 15% de mes parties jouées ! C’est de loin le jeu qui a eu la montée la plus fulgurante du nombre de parties dans ma vie, il se classe dans mon top 5 après même pas une année dans ma ludothèque !!

Le jeu qui m’a déçu ?

My Island, par son côté dirigiste ET punitif, il y a des limites à orienter les joueurs dans leurs actions… Quand cela devient de l’obligation pure et simple, on perd le plaisir d’y jouer ! Puis honnêtement, quand on perd dans certains scénarios, on voit clairement que la campagne est perdue d’avance… alors à quoi bon subir encore des parties ? C’est d’ailleurs le commentaire négatif que j’ai vu ressortir le plus souvent sur BGG pour ce jeu… Son inégalité dans une tentative vaine de rendre ce jeu un défi acceptable… L’avantage, il m’a appris que je Déteste les jeux dirigiste, j’ai besoin de liberté dans mes choix, pour pouvoir dire que justement j’ai ai fait un vrai, pas juste un que je devais faire car le jeu m’y poussait sinon j’étais assuré de perdre…

🌡️ Mon rythme de jeu : ce que j’ai découvert

J’ai joué par moment un peu, beaucoup et d’autres à la folie… Puis dernièrement très peu… pas que je n’ai pas envie, juste que mon rythme de vie a aussi beaucoup fluctué tout au long de l’année…

Ai-je trop joué ?

Non, je ne vois pas comment cela peut-être le cas, quand c’est ce que l’on a envie de faire, qu’on le fait par plaisir et non obligation !

Pas assez alors ?

Pas plus, car cette année j’ai dépassé largement le 700 parties, ce qui en fait mon nouveau record…

Alors quoi ?

C’était mal équilibré je dirais, il y a eu des creux, des imprévus et car je n’avais pas l’énergie… Les gens ou un ‘heureux’ mélange de tout ça… Ont fait que ce ne fut pas parfait, comme la vie quoi !

Je n’ai presque pas joué pour faire plaisir, si ce n’est à de rares reprises à de nouveaux jeux ou à LA déception de l’année… Reste que ce fut épisodique et que j’ai grandement appris au travers de tout ça, fini de jouer pour les autres, je le fais maintenant d’abord et avant tout pour moi ! 

Ce qui compte le plus, c’est que j’ai redécouvert que le jeu solo est un baume dans ma vie et qu’il me permet de me ressourcer, décrocher et de me refaire des forces !

Il en est de même, mais à moins grand échelle pour le jeu en ligne, principalement sur BGA et à l’occasion sur Steam qui m’a permis de jouer plus que je n’aurais pu le faire en personne… Puis il est si facile d’enchainer quelques parties quand le jeu se place tout seul !

Finalement j’ai appris à adapter les parties, que ce soit en difficulté ou en durée si je trouve que cela en demande trop.. Il n’y a pas de mal à le faire, ce qui compte quand même le plus c’est qu’on s’amuse en jouant et non que cela devienne un travail lourd et ennuyant…

Au final, ce que cette année m’a appris, ce n’est pas tant à quels jeux j’ai joué, mais comment et pourquoi j’y ai joué.

J’ai appris que :

  • certains jeux peuvent agir comme de véritables catalyseurs personnels
  • la liberté de choix est essentielle à mon plaisir
  • jouer beaucoup n’est ni un problème ni un objectif en soi
  • et surtout, que jouer pour soi n’est pas égoïste, c’est nécessaire

J’ai aussi confirmé une chose essentielle :
le jeu solo est un refuge. Un espace pour respirer, réfléchir, décrocher.
Le jeu en ligne, lui, est devenu un complément précieux, un moyen d’exister ludiquement même quand la logistique humaine ne suit pas.

Cette année n’a pas été parfaitement équilibrée.
Il y a eu des excès, des creux, des ajustements.
Mais comme la vie, justement.

Et si je devais retenir une seule leçon ludique de tout ça, ce serait celle-ci :
👉 un jeu doit rester un plaisir, jamais une obligation.

C’est peut-être ça, au fond, qui a vraiment redéfini mon année !

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