Les humains qui m’ont marqué

Parce que l’expérience n’est jamais totalement solo (même en solo).

Jouer seul… mais jamais vraiment seul

On associe souvent le jeu solo à une expérience intime, presque silencieuse.
Un face-à-face entre soi, les règles et le jeu. Et pourtant…

Avec mon épopée dans Tainted Grail, je me suis surpris à partager bien plus que des parties : des ressentis, des aventures, des doutes, des élans. Ce qui m’a frappé, c’est l’écho que cela a créé.
C’est fou comme, même en jouant seul, on peut avoir un impact sur d’autres personnes dès qu’on partage sa passion — et, inversement, comme ces personnes vont influencer notre propre périple.

Le pouvoir discret de ceux qui suivent

Au départ, mon histoire était simple. Presque banale.
Mais à force de publier, de raconter, de prendre le temps de mettre des mots sur mes parties, quelque chose a changé : des gens lisaient, réagissaient, attendaient la suite.

C’est là qu’une certaine Myriam est entrée dans l’équation.
Lire mes aventures dans Tainted Grail lui plaisait — et savoir qu’elle me lisait m’a donné un second souffle. Celui qui pousse à continuer, à approfondir, à partager chaque chapitre plutôt que de passer à autre chose.

Parfois, il suffit d’une personne attentive pour transformer un simple récit en démarche durable.

Créer… et se mettre trop de pression

Avec le temps, j’ai voulu aller plus loin.
J’ai tenté la vidéo.

Et honnêtement ?
Ce fut difficile. Voire sacrément pénible par moments.

Je me mettais énormément de pression. Trop.
Créer du contenu devenait une charge, une obligation mentale, plutôt qu’un plaisir. On me l’a alors fait remarquer — avec justesse : ça devait rester un loisir, pas une lourdeur.

Cette prise de conscience m’a doucement dirigé vers un autre format.

Le podcast : parler plutôt que performer

Le podcast est arrivé presque naturellement.
Moins de montage. Moins de mise en scène. Plus de parole brute.

C’est là que Amélie a écouté l’un de mes autres délires.
Et oui, je dis bien délire, parce qu’en 2025, se lancer dans ce genre de défi sans réelle connaissance technique, sans compétence particulière… c’est un peu fou, non ?

Mais j’ai toujours aimé les défis.
Et surtout, j’ai compris que ce qui me motivait réellement, ce n’était pas la performance, mais le plaisir d’être moi. Sans flafla. Sans fioritures. Sans montage interminable qui prend des heures.

Le fond avant la forme

Si au début je me mettais encore beaucoup de pression — clairement un chantier personnel — j’ai appris, en jasant avec Amélie et d’autres personnes, une leçon simple mais essentielle :

Ce qui importe le plus, c’est le message, pas la forme.

Merci M. GPT d’ailleurs.
Comme quoi, l’IA peut avoir du bon… quand on l’utilise bien.

Apprendre l’humilité… à la table de jeu

J’ai aussi appris autre chose cette année-là : l’humilité.
Pas que je n’en avais pas avant, mais disons que j’ai rencontré ma nemesis ludique.

Ma copine, Amélie.
Redoutable. Compétitrice. Efficace.

Chaque partie contre elle rehausse la barre — et le plaisir quand on réussit enfin à la vaincre est d’autant plus grand. 😁

C’est sans doute en partie pour cela que j’ai autant apprécié découvrir les jeux coopératifs avec elle et sa fille. Deux solides adversaires… mais cette fois contre le jeu. Et ça, ça ne peut guère faire de mal. 😝

Apprendre à lire les autres joueurs

Au fil de l’année, j’ai aussi découvert mon propre style de jeu — et celui des autres, plus en profondeur.

Certains jeux sortent facilement avec Isabelle, Nic ou Amélie.
Mais clairement pas avec Myriam, par exemple.

Et c’est parfait ainsi.

Parce que ça permet de varier les plaisirs, de découvrir leurs jeux à eux aussi.
Même si je reste le principal fournisseur de jeux, Nicolas est d’ailleurs en train de se monter une pas pire ludothèque lui aussi 😉

On a tous nos préférés :

  • Cartes pour Nic
  • Campagnes pour moi
  • Collections pour Isabelle

Jouer ensemble… différemment

La diversité change tout.

Pour ma part, je jouerais souvent.
Peut-être même tous les jours.
Mais pas nécessairement avec les mêmes personnes.

Myriam, elle, une partie aux deux semaines… et c’est parfait.
Isabelle aimerait jouer davantage, mais le temps lui manque.

D’autres encore découvrent à peine.
Certains ont déjà beaucoup joué.
Il y a les joueurs anxieux, les passionnés, les curieux, les stratèges.

Chacun entretient une relation différente avec le jeu —
et c’est très bien ainsi.

Il y a ceux pour qui c’est une passion profonde.
Ceux qui aiment beaucoup.
Ceux qui aiment un peu.

Et tout cela cohabite.
Autour d’une même table.

Conclusion — Ce que le jeu révèle de nous

Jouer permet de découvrir l’humain plus en profondeur.
Ses attentes. Ses limites. Son rapport au défi. À la coopération. À la compétition.

Et surtout, de passer un sacré bon moment, quand on reste ouvert aux autres.

Parce qu’au final, même quand on joue seul…
on ne l’est jamais vraiment. 😉

2 commentaires

  1. Wow…!
    C’est franchement très beau et émouvant à lire. 🙂
    Ça démontre aussi qu’on ne voit pas toujours l’importance qu’un mot, la valeur d’un geste, d’une présence, peut avoir!
    Jouer, c’est aussi être en relation avec les autres, et tout comme être en couple on ne choisi pas n’importe qui pour n’importe quelle raison…
    je pense que c’est la même chose dans ton cas; jouer seul plutôt que mal accompagné, je me trompe? 😉
    Ce fut bien agréable de suivre tes aventures dans Tainted Grail, ça m’a changé les idées quand j’en avais besoin!
    Au plaisir de jouer à nouveau tous ensemble!

    • On a beaucoup plus d’impact sur les gens qui nous entoure dans la vie qu’on le pense bien souvent… Après tout, ces gens nous on choisie, comme on les choisit… donc c’est car l’on se retrouve un peu en eux et vice versa !

      Oui, aucun doute, je préfère jouer seul qu’à n’importe quoi qui me tente plus ou moins… Aujourd’hui faire 30 parties dans un mois peut très bien me satisfaire, si ce sont de belles parties, bien senties et où je me suis retrouvé ! À quoi bon en faire le double ou le triple si je n’ai qu’un plaisir mitigé…

      Bien heureux que tu es apprécié mes aventures de Tainted Grail, la seconde ‘saison’ vient à peine de débuter, tu iras y faire un tour si cela te dit 😉

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